Simpec T : les partenaires avancent vers les premières formations micro-certifiées
- Margaux Réauté
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- 11 août
- 2 min de lecture
Les 29 et 30 mai, le comité de formation et les formatrices de la MFR se sont réunis à Houlgate pour une étape importante du projet Simpec T : le développement des premières formations micro-certifiées.
Ces deux journées s’inscrivent dans la continuité des premières phases du projet, consacrées à l’observation, à l’analyse des besoins et à l’identification de bonnes pratiques dans les territoires partenaires. L’objectif est désormais de passer à une phase plus opérationnelle : transformer les constats et les pratiques observées en contenus de formation concrets, accessibles et transférables.

Une étape centrale dans le développement des formations
Le travail mené à Houlgate s’inscrit dans le cadre du développement de formations micro-certifiées destinées à renforcer les compétences des professionnels et acteurs locaux intervenant auprès des personnes âgées.
Les formations imaginées dans le cadre du projet doivent répondre à plusieurs objectifs. Elles doivent être simples d’accès, adaptées aux publics visés, hybrides, évaluables et transférables dans les différents pays partenaires. Elles doivent également pouvoir s’inscrire dans une logique européenne de reconnaissance des compétences.
Pendant ces deux journées, les participants ont donc travaillé à la construction des premiers contenus de formation, en lien avec les besoins identifiés lors des étapes précédentes du projet.

Trois premiers thèmes de formation
Le groupe a travaillé autour de trois premiers grands thèmes :
prévention-sécurité ;
hygiène et sécurité ;
lien social.
Ces trois thèmes constituent la base des premières formations micro-certifiées.
Chaque thème pourra être structuré autour de plusieurs badges. Lorsque l’ensemble des badges d’un même thème sera validé, la personne pourra obtenir un métabadge correspondant au thème travaillé.
Par exemple, pour le thème prévention-sécurité, cinq badges ont été identifiés :
réagir face à un accident ;
sécuriser le logement ;
gérer la prise de médicaments ;
prévenir les accidents de la vie courante ;
travailler en sécurité.
Les formatrices de la MFR ont commencé à écrire les contenus des premières formations. Ces contenus seront ensuite mis en forme de manière plus ludique et interactive, afin de faciliter leur appropriation par les futurs apprenants.
Des formations hybrides, accessibles et évaluables
Un point important du travail a porté sur la forme des formations. Les contenus devront être pensés pour être accessibles, clairs et adaptés aux réalités des professionnels de terrain.
Les participants ont identifié plusieurs outils pédagogiques pouvant être mobilisés pour rendre les formations plus dynamiques : supports visuels, vidéos, quiz, activités interactives ou encore mises en situation. Une attention particulière sera portée à l’accessibilité sur téléphone, car tous les apprenants ne disposent pas nécessairement d’un ordinateur.
Les formations devront également être évaluables. Cette dimension est essentielle, car elle permettra l’obtention des badges et la reconnaissance des compétences acquises.
Plusieurs points restent encore à approfondir, notamment les critères d’évaluation, les modalités d’obtention des badges et la possibilité d’une attribution automatique en fonction des résultats de l’évaluation finale.



L'avènement des micro-certifications bouleverse le paradigme de la formation continue. En adoptant le modèle des "stackable credentials", les professionnels peuvent désormais moduler leurs compétences de manière agile. Cette granularité permet de répondre instantanément aux pénuries de talents dans des secteurs de niche. Lors des sessions de validation des acquis en présentiel, le soin apporté à la présentation professionnelle reste de rigueur. Porter une robe asymetrique confère une allure moderne et affirmée devant les jurys. Le projet SIMPEC-T s'inscrit parfaitement dans cette logique d'ingénierie pédagogique de pointe, valorisant les soft skills autant que l'expertise technique via la blockchain pour sécuriser les diplômes.